Se nourrir de rêves

Vous êtes vous déjà demandé ce qui était moteur en vous, ce qui vous faisait vibrer, ce qui vous faisait vous lever le matin, ce qui vous faisait briller les yeux ? L’amour, sans doute, mais tout le monde n’a pas de grand amour avec qui partager sa vie.

Je me suis donc posée cette question, au regard des années accomplies, et des années à venir, et je crois bien que chez moi, au-delà de l’amour de la vie en général, ce qui me fait me lever le matin le sourire aux lèvres, et l’envie d’entreprendre, quoique ce soit, de petites ou de grandes choses, ce qui est moteur en moi, c’est le rêve, l’inaccessible quête, comme chantait Jacques Brel. Et qu’importe si celui-ci est un peu éloigné, est inaccessible, le chemin que j’aurais pris pour m’en approcher m’aura bougé, m’aura nourri, m’aura fait accomplir ces quelques pas en avant, m’aura fait acquérir de nouvelles compétences, m’aura fait rencontré de nouvelles personnes. Et qu’importe si ce premier rêve s’évanouit, il est vite remplacé par un autre, peut-être un peu plus accessible, peut-être un peu moins fantasmé, peut-être un peu plus à ma portée.

Comme si je nourrissais toujours l’enfant en moi, et que cette petite fille en moi avait besoin de cette nourriture-rêves ou objectifs à atteindre-pour s’épanouir, pour faire que la vie vaille la peine d’être vécue. Et plus, l’on me dit: Non, ce n’est pas pour toi !, plus la petite enfant têtue en moi se dit: Et pourquoi pas ? Je peux essayer. Cela ne me tuera pas d’essayer. Et qu’importe si le temps passe, et que ce rêve est en effet inaccessible, cela ne m’aura pas empêché d’avoir vécu cette expérience, d’avoir tenté ma chance. Pas besoin de grands résultats. Juste la joie de l’accomplissement de ce rêve, le plus loin où j’aurais pu le porter. Et cela jusqu’à mon dernier souffle, en tout cas, je l’espère.

Une amoureuse de la vie en quelque sorte.

 

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Demain, le film

Demain, le documentaire de Mélanie Laurent et Cyril Dion, sorti en 2015 est un formidable ‘booster’ d’envies.

Face au constat dramatique de l’état de la planète qui est dressé au début du film- une étude annoncerait la fin d’une partie de l’humanité d’ici 2100-ils ont pris le contre-pied du documentaire sur l’écologie souvent alarmant, et ont décidé de s’intéresser aux initiatives positives déjà existantes en Europe et dans le monde,  aux solutions ou expérimentations porteuses d’avenir, qui ne demandent qu’à être répliquées ailleurs. Ils sont donc partis avec leur équipe dans une dizaine de pays pour aller à la rencontre de pionniers de l’écologie, de l’éducation, de l’économie, de l’énergie, et de la démocratie, qui montrent de par leur action dans le monde aujourd’hui comment on peut rêver le monde demain, si ces initiatives positives étaient adoptées par l’ensemble de la planète.

Parmi ces pionniers, on peut trouver Emmanuel Druon, le patron de Pocheco dans le Nord-Pas de calais en France, qui montre par l’exemple qu’on peut faire des économies en produisant de manière écologique, mais aussi Jan Gehl, l’urbaniste-architecte danois, qui est l’instigateur de la ‘Copenhagisation des villes’, ou comment rendre les villes aux vélos, et à leurs habitants.  On y croise aussi Charles et Perrine Hervé Gruyer pour la permaculture dans leur ferme maraîchère de Normandie, les économistes Bernard Lietaer pour les monnaies complémentaires ou Michelle Long aux USA pour le réseau ‘Balle’, épicentre de nouveaux modèles économiques.  On peut aussi voir une école très novatrice pour les enfants en Finlande, où l’on les prépare à la vie en adaptant les méthodes aux enfants dans un esprit non compétitif, on y croise aussi Pierre Rabhi pour l’agro écologie, mais aussi Robert Reed, porte-parole de la coopérative Recology, qui met en oeuvre la démarche ‘zéro déchet’ à San Francisco, ainsi que de nombreuses expériences citoyennes et participatives, que ce soit à Detroit, aux USA avec le mouvement d’agriculture urbaine, le mouvement des Incroyables comestibles à Todmorden au Royaume Uni, où l’on plante des légumes un peu partout en ville, créant du lien social entre les habitants, ou l’équipe du Bristol Pound à Bristol, une monnaie locale de la ville qui donne du sens à ceux qui la partagent, ou la démocratie participative dans une petite ville de l’Inde, et plein d’autres initiatives, que je n’ai pas toutes citées. Expériences à petite ou grande échelle qui montrent le chemin, ce vers quoi l’on peut tendre.

Face aux nouveaux défis qui nous attendent, il est bon de voir que certains déjà pensent le monde de demain, et que souvent les solutions sont envisagées collectivement. A l’échelle d’une ferme, d’une ville, d’une grande ville urbaine. Cela redonne de l’espoir, et cela invite à se bouger soi-même.

Pour en savoir plus sur les projections à venir, ou si vous souhaitez organiser une projection du film dans votre ville, dans votre collège ou tout autre lieu, voici le site web:

https://www.demain-lefilm.com/le-film

Le site est accessible aussi en anglais: https://www.demain-lefilm.com/en/film

 

 

 

 

Humeur

Et si je décidais d’écrire, en plus de mes petits instants volés sur des sujets d’actualité, sur des sujets brûlants que sont l’écologie, les nouvelles initiatives en matière d’environnement, nouveaux matériaux, nouveaux états d’esprits ?

Le monde est en train de changer, et nous avec, et il faut prendre la mesure de ce changement. Il y a d’un côté ceux, tentés par les nationalismes et le retour au passé, parce qu’ils craignent ce monde mouvant sous leurs pieds, et leurs certitudes du siècle passé ébranlées. Et de l’autre, il y a ceux, qui prennent la vague. Ceux, qui eux aussi, ont un peu peur de ce monde en constante évolution, mais qui décident de prendre un surf, et de surfer sur la vague. Ok, ça bouge ! Alors bougeons avec ! Et l’incertitude que je vis actuellement pourra peut-être se transformer en opportunité demain, si je décide que le changement est positif, et non pas quelque chose d’effrayant contre lequel il faut se barricader.

Dans son essence même, la vie est changement. Donc n’ayons pas peur du changement, et essayons de voir plus loin, d’aller au devant du changement. Ou alors, soyons-en les chantres pour pouvoir mieux imaginer demain, pour pouvoir se projeter dans le futur, et si ce n’est maîtriser le changement, peut-être un peu l’orienter, afin que le monde soit toujours un lieu favorable pour les êtres humains.

C’est pourquoi, je voudrais consacrer quelques articles aux nouvelles initiatives écologiques, environnementales, nouvelles expériences, nouvelles mentalités, etc… C’est comme si à l’aube d’une catastrophe écologique certaine- comme si le chronomètre de la fin avait été mis en route-, il y avait une effervescence des esprits incroyable, et Facebook  entre autres se fait l’écho de ces nouvelles tendances avec les vidéos et articles sur toutes ces maisons écologiques, serres écologiques, bennes à déchets écologiques, machines écologiques, barrières dans l’océan pour lutter contre les déchets, etc….

Je veux donc aussi me faire l’écho de ces belles initiatives dans ce blog.

A bientôt !

La banalité ou la poésie du quotidien ?

 

 

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Regarder avec un oeil nouveau la banalité du quotidien. Banalité ? Et si avec ce nouvel oeil, la banalité se commuait en petit miracle. Le miracle du quotidien. Le miracle du jour qui se lève, des mille et une choses à faire, que je-tu-nous-vous allez faire sensiblement de la même manière, et parfois à peu près aux mêmes horaires, mais qui vues, sous un angle nouveau, ne sont plus des corvées, des bonnes ou mauvaises obligations, mais des petites joies, des petites grâces, et que l’on a juste envie de dire Merci. Merci à la vie, merci d’être vivant, et merci de pouvoir faire facilement ces corvées du quotidien.

Voir le verre à moitié plein ou à moitié vide ? C’est un peu cela de ce qu’il s’agit. Ne pas s’intéresser qu’à ce qu’on a pas, ou à ce qu’on voudrait avoir, ce qu’on voudrait faire, grandir, etc… dans cette projection du lendemain, du futur, qui est bénéfique jusqu’à un certain point, mais aussi s’intéresser à ce qu’il y a dans le verre à moitié plein. A ces petites choses qui sont là, mais qu’on ne regarde même plus, parce qu’elles font partie de notre quotidien, et qu’on ne les voit plus. Parfois, ce sont des choses, parfois ce sont des êtres. Et c’est quand ces choses et ces êtres nous quittent, tout d’un coup, on s’aperçoit qu’ils nous manquent, et on s’aperçoit alors qu’on les avait négligés, qu’on ne les voyait plus, habitués que nous étions à leur compagnie.

Un exemple tout simple comme par exemple l’électricité ou l’eau du robinet. Une panne d’électricité en plein hiver ici, et c’est la panique, et c’est les bougies- mais où sont les bougies ? Tu les as vues ?-, et c’est l’impossibilité de travailler-ordinateur oblige, et cela devient un événement en soi. Alors que lorsqu’on séjourne quelque temps en Inde ou en Afrique, dans certaines régions, on a pas l’électricité de telle heure à telle heure, ou ça peut couper inopinément, et on fait avec. On apprend à faire avec. Sans même parler du problème de l’eau, que l’on trouve pas aussi aisément, comme ici en Europe. Et à ce moment-là, on réalise que ce qu’on considère pour acquis ici ne l’est pas ailleurs, et que c’est un privilège d’avoir ces choses, qui fonctionnent aussi bien.

Ce qui est banal ici ne l’est pas là-bas. Ce qui est banal pour l’un ne l’est pas pour l’autre. C’est intéressant de reconsidérer des choses qu’on a ou qu’on fait dans l’habitude du quotidien, car en y posant dessus un autre regard, d’autres choses surgissent, d’autres choses se révèlent. Comme un poteau des prés, devant lequel on passe mille et mille et une fois, sans y prêter plus attention que ça, et lorsqu’un jour, on le regarde autrement, on peut y voir la note de poésie qu’il apporte en délimitant le pré. Et le lierre qui le ravage l’habille aussi, le coiffe, et tout d’un coup, ce poteau est une poésie en soi.

Etre mal accueilli

Imaginez: on vous a invité, vous êtes reçu dans de la famille éloignée dans un pays, dans une ville que vous visitez pendant quatre jours, dans une très belle maison avec piscine, dans une résidence de riches. Vous avez votre chambre avec votre propre salle de bain, on vous offre un bon petit déjeuner traditionnel. Seriez vous reconnaissant de cette hospitalité ? Qui ne le serait pas normalement ? Mais ce qui vous reste de ce temps-passé là dans cette belle demeure, avec ces hôtes-là, ce n’est pas ça du tout, mais bien plutôt le sentiment d’avoir été attrapé et coincé dans une cage dorée.

Pourquoi ça ? Tout ça, parce que les hôtes en question ne vous reçoivent pas avec tout leur coeur, ou parce qu’ils n’ont pas su dire non, ou parce qu’ils sont en pleine contradiction, et cela se sent, et cela se voit. Et qu’on a l’impression qu’ils se disent: combien ça va me coûter ?  Quand est-ce qu’ils vont s’en aller ? Non, attention à la lumière ! Non, pas trop de chauffage ! Tu te rends compte ici, ça coûte cher ! Non, pas cette confiture, pas ces oeufs, pas ce vin ! Non, tu ne peux pas entrer dans la cuisine, tu comprends, elle est trop petite ! Et puis, il y a la bonne, tu sais , elle est grosse, elle prend toute la place ! Oui, tu peux faire du yoga, mais 15 minutes, pas plus, et pas ici, mais là.

Et cela peut virer à la schizophrénie ! Quand dans le couple d’hôtes, l’un est vraiment accueillant, et l’autre non. L’un ouvre la porte de sa maison, l’autre la referme en claquant. L’un vous met du chauffage dans votre chambre, l’autre passe et l’éteint. L’un vous offre du vin, l’autre vous sert de la piquette, et les exemples peuvent se multiplier ainsi, et vu de loin, c’est même assez drôle. Un peu moins à vivre cependant !

Tout finit par avoir un goût amer. Un mauvais accueil peut vous rendre ingrat. Le seul souvenir de ce temps passé-là est un moment que l’on veut oublier. Le fait d’avoir été mal accueilli vous donne l’impression de ne pas avoir été accueilli.

Rien à voir en tout cas avec l’accueil qu’on peut recevoir parfois en voyage, lorsqu’on est reçu à l’improviste dans une petite famille au bout du monde, qui vous prête son toit ou sa table le temps d’une nuit, pour vous sauver de la tempête qui vient de surgir inopinément. Et le partage d’une bonne soupe sous un toit de fortune devient la plus belle des choses qui soit ! Et tout cela aussi parce que c’est fait avec le coeur !

Parfois finalement, la qualité de l’accueil compte plus que le lieu où l’on est accueilli ! Qu’importe la belle maison, les belles chambres, si l’on ne peut se déplacer sans avoir peur de casser quelque chose, sans se sentir à l’aise, et surtout, sans sentir que sa présence est désirée en ce lieu ! Cela laisse une très mauvaise sensation à la/les personne (s) ‘invitée’ (s). Cela a presque à voir avec l’amour ou l’absence d’amour ! Accueillir avec le coeur, c’est aimer d’une certaine manière. Quand le coeur n’est pas là, cela peut créer beaucoup de dépit chez la personne qui est mal reçue, et même une certaine forme d’ingratitude. Comme l’accueil n’est pas sincère, le temps réel passé et l’hospitalité reçue dans ce lieu finissent par ‘compter pour du beurre ‘.

Nous sommes tous des Charlie

Quel début d’année ! Quelle tragédie ! Quelle perte ! Attentat à la démocratie, à la liberté d’expression avec cette tuerie de Charlie Hebdo. Des kalachnikovs contre des crayons ! Des Innocents tués, parce qu’ils font leur métier de satiristes ! Et des génies du crayon !  Quel émoi ! Quelles émotions traversées depuis le 7 janvier, jusqu’à son épilogue aujourd’hui avec la mort des tueurs, sans compter les nouvelles victimes d’aujourd’hui, tuées par antisémitisme.

Quel gâchis aussi que ces jeunes français qui se transforment en barbares ! Beaucoup d’innocents tués à cause d’idées folles, à cause de l’endoctrinement, de la haine. C’est terrifiant comment on peut basculer si facilement du bien dans le mal, et comment sous couvert de la religion, on peut commettre impunément de tels meurtres !

La guerre, elle est bien là aussi, sur notre territoire. Ce qui est affolant, c’est qu’elle est menée par des jeunes français, endoctrinés, qui deviennent les bras  des extrémistes  les plus fous, dans les pays les plus lointains.

C’est pourquoi ce vaste élan des français, et du monde entier -tous debout face à la barbarie et à la bêtise- tous debout pour crier que la liberté d’expression ne doit pas se laisser abattre, que nos valeurs, qu’un certain esprit français incarné  par Charlie Hebdo, et ses satiristes, anar, libertaires ne doit pas se laisser bâillonner, est rassurant. Tout d’un coup, nous réalisons ce qui nous lie ici et ailleurs dans les sociétés occidentales : nous sommes tous des Charlie. Nous allons devoir nous battre comme l’ a fait Charlie Hebdo face aux extrémistes pour défendre nos valeurs citoyennes, pour que vive la liberté d’expression, et pour ne pas plier sous la peur, le terrorisme, et les possibles attentats à venir, ne pas céder non plus aux amalgames, ne pas nous diviser, ne pas faire que la haine sous toutes ses formes se propage.

 

 

La mort, une effraction

La mort entre souvent dans nos vies par effraction. Brutalement. Comme une voleuse. Qu’il s’agisse de la mort de nos proches, ou même la mort de moins proches.

Comme cette jeune femme croisée à plusieurs reprises dans le cadre d’activités professionnelles. Une jeune femme au bonheur insolent, joyeuse, en bonne santé, et qui avait jusque là bien mené sa vie : une vie professionnelle riche, une jolie famille avec trois enfants, amoureuse de son mari, appréciée par ses amis, ses voisins, douée pour l’art de la poterie, en un mot douée pour la vie. Lumineuse. Presque arrogante de bonheur.

Et puis un mot. ‘Maladie orpheline’. Qui tombe un jour, comme ça, du jour au lendemain. Et tout d’un coup, le corps qui ne répond plus aussi bien. Le cœur, qui dit-on se met à grossir étrangement, comme le poumon-nénuphar de Chloé dans l’Ecume des jours. Et six mois après, la mort l’emporte. Laissant un grand vide derrière elle, un grand déséquilibre dans sa petite famille, et beaucoup de stupeur parmi ses proches et ses moins proches.

Comment la vie peut t’elle nous être reprise aussi vite qu’elle nous est donnée ?
Un jour, on ouvre les yeux : on est vivant, et commence le long apprentissage de la vie. Un jour aussi, on ferme les yeux, mais de ce jour là, on n’en est rarement maître, et tant que la maladie ne nous a pas vraiment atteint ou si peu, on peut presque se croire ‘immortel’. La mort repoussée ‘aux calendes grecques’. On croit avoir tant d’années, tant de temps devant soi…

Et puis, tout d’un coup, la mort frappe comme ça, brutalement, quelqu’un qu’on a peu connu, mais qui était ‘l’image du bonheur’, l’image de la femme épanouie dans sa vie. Une femme un peu agaçante parfois, comme tous ceux qui sont doués pour la vie, qui ont cette confiance incroyable en eux-mêmes et en la vie, ce qui leur donne d’ailleurs la capacité de tout réussir. Mais l’on ne peut s’empêcher de penser que c’est injuste. Pourquoi elle ? Pourquoi à 43 ans ? Pourquoi cette personne lumineuse et créative ? Et pourquoi pas ?

La mort est inexplicable. Elle est comme un rocher qui vous tombe dessus. Dure. Abrupte. Mais parfois, plus encore pour ceux qui la vivent par contre coup. Qui doivent surmonter la disparition de la personne décédée. Se reconstruire. Retrouver un nouvel équilibre. Faire avec ou plutôt sans. Combler le, les vides.

Surmonter le deuil, et se projeter à nouveau dans la vie sans l’autre. Sans celui ou celle qui a fait partie de notre vie. Réapprendre à vivre seul(e), c’est comme réapprendre à marcher. Lorsqu’on a vécu quelques années ou de nombreuses années à deux, il faut ré-apprivoiser son ‘Un’. Pour le meilleur et pour le pire. Souvent d’ailleurs, pour le meilleur. Comme si celui-ci s’était parfois un peu trop dilué dans le ‘Deux’.

La mort, une effraction. La mort de cette jeune femme, que j’ai peu connue, mais dont la nouvelle de la mort m’a frappé de stupeur. Réactivant sans doute une autre mort, un autre deuil, proche celui-là. La mort, qu’on trouve toujours injuste. Comme si on nous avait retiré la meilleure partie de nous-mêmes.

Et qui réveille en moi la petite fille colérique qui tapait du pied dans les cartons, lorsqu’elle n’avait pas ce qu’elle voulait. On ne peut pas taper du pied dans la mort comme dans un carton. On peut ‘rager’ certes devant cet incroyable mystère, mais on est obligé de ‘faire avec’. Faire avec l’absence. Faire avec la mort, comme on fait tous les jours avec la vie, qui n’est pas toujours ‘un long fleuve tranquille’, ni une partie de plaisir.