Le Mucem, photos

Un musée entre ciel et mer

Jolie découverte que  j’ai faite en découvrant le Mucem,  ce magnifique musée de Marseille, musée des civilisations et de la méditerranée, situé au bord des quais du port  de Marseille qui est sorti de la terre en 2013, ainsi que le quartier rénové des docks.

Une prouesse architecturale

Un vrai plaisir des yeux que ce musée: beauté et prouesse architecturale se conjuguent. Entre ciel et mer, il surgit comme un cube plat, dont les façades et le toit sont recouverts d’une sorte de moucharabieh de béton. Plaisir du visiteur aussi, qui depuis les escaliers extérieurs ou la passerelle peut  voir la vie du port, ses petits bateaux, ses navettes, ses baigneurs, à travers ces auréoles de béton.

Un musée ouvert

Un musée ouvert aux visiteurs, et aux flâneurs. En effet, un parcours gratuit permet de découvrir le bâtiment du musée, et son joli café sur la terrasse à l’étage supérieur. Le visiteur, qui souhaite découvrir les collections du musée a le choix entre la collection permanente (galerie de la méditerranée), et les expositions temporaires. En prenant la passerelle, il a accès a d’autres salles, situées dans le fort saint jean. Tout un programme estival d’apéro-concerts dans ce lieu est prévu au mois d’août, avec une centaine d’artistes. Opération ‘Plan B’. A suivre…

Des expositions intéressantes entre présent et passé

Les expositions temporaires, qui sont présentées sont ouvertes sur le présent, et sur  le passé.  Par exemple, l’exposition sur la vie des ordures, passionnante exposition sur le processus entier de la collecte des déchets jusqu’au recyclage des matériaux, et la question des déchets non recyclables ou dangereux en France et dans quelques pays du monde, et l’exposition sur les aventuriers des mers, focus sur 1000 ans d’histoire des mers. Il y en a d’autres à découvrir…

Pour planifier une petite visite au musée, ou pour plus d’informations, allez visiter le site; http://www.mucem.org

 

 

 

L’éveil de la permaculture, le film

L’éveil de la permaculture, un documentaire de Adrien Bellay vient de sortir en salles.

Vous avez déjà entendu parler de la permaculture, mais vous n’en savez pas grand-chose ? Ca tombe bien. Un joli documentaire sur ce sujet vient de sortir: L’éveil de la permaculture de Adrien Bellay, qui donne des clefs de compréhension sur ce qu’est la permaculture, et sur qui sont aussi les permaculteurs.

Nous découvrons la permaculture à travers le prisme de la formation, car le réalisateur est allé à la rencontre des formateurs qui enseignent cette nouvelle méthode de cultiver, et l’on découvre dans ce film que la permaculture est plus qu’une nouvelle façon de cultiver, mais un monde en soi, une conception holistique de l’agriculture et du monde, ‘soigner la terre pour mieux soigner les hommes’, et que les communautés de permaculteurs sont une sorte de pionniers de la terre, des expérimentateurs de demain, qui créent de vrais ‘jardins-forêts’, ‘permanents’.

Mais qu’est-ce la permaculture ?

La permaculture, selon la définition est une méthode systémique et globale qui vise à concevoir des systèmes (par exemple des habitats humains et des systèmes agricoles, mais cela peut être appliqué à n’importe quel système), et qui s’inspire de l’écologie naturelle  et de la tradition.

Dans ce documentaire, ces formateurs,  que l’on retrouve ensuite sur le site leveildelapermaculture-lefilm.com, riches de leurs 30 ans d’expérience de permaculture montrent le chemin pour cultiver la terre de façon respectueuse et efficace. Cela consiste entre autres à récréer des écosystèmes dans son jardin ou sur ses terres, comme le modèle de la forêt, où tout est recyclé, où tout repousse année après année, où la terre-mère nourricière est soignée afin qu’elle produise mieux, et non pas épuisée par des engrais chimiques. Le permaculteur est un peu biologiste, parfois un peu artiste aussi.

Dans ce documentaire aux images soignées, l’on découvre aussi de nombreux jardins et terres de permaculteurs, et on comprend par l’exemple ce qu’est cette approche de l’agriculture. On est le témoin privilégié de l’enseignement que reçoivent les aspirants-permaculteurs, et l’on peut aussi entendre la parole de ces futurs permaculteurs. Venus d’horizons divers, pour certains, la découverte de la permaculture remet en question toute leur vie, et l’on peut écouter les différentes aspirations de chacun. Il y a de vraies communautés de permaculteurs-certains choisissant de vivre en autarcie, d’autres cherchant à transmettre ces nouveaux et formidables outils, afin que ce savoir et cette approche de la vie soit partagée par le plus grand nombre.

Ce documentaire, qui a été financé de façon participative, est une vraie immersion dans la permaculture en France, et donne envie de se muer en ‘permaculteur’.

Sortie en salles le 19 avril 2017. A voir absolument.

Ci-dessous, la bande annonce du film.

Pour en savoir plus sur le film, les auteurs, et leur intention, les intervenants du film, et les filières de formation, rendez vous sur le site: http://leveildelapermaculture-lefilm.com/

 

 

 

 

 

 

? http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19567832&cfilm=252101.html

Demain, le film

Demain, le documentaire de Mélanie Laurent et Cyril Dion, sorti en 2015 est un formidable ‘booster’ d’envies.

Face au constat dramatique de l’état de la planète qui est dressé au début du film- une étude annoncerait la fin d’une partie de l’humanité d’ici 2100-ils ont pris le contre-pied du documentaire sur l’écologie souvent alarmant, et ont décidé de s’intéresser aux initiatives positives déjà existantes en Europe et dans le monde,  aux solutions ou expérimentations porteuses d’avenir, qui ne demandent qu’à être répliquées ailleurs. Ils sont donc partis avec leur équipe dans une dizaine de pays pour aller à la rencontre de pionniers de l’écologie, de l’éducation, de l’économie, de l’énergie, et de la démocratie, qui montrent de par leur action dans le monde aujourd’hui comment on peut rêver le monde demain, si ces initiatives positives étaient adoptées par l’ensemble de la planète.

Parmi ces pionniers, on peut trouver Emmanuel Druon, le patron de Pocheco dans le Nord-Pas de calais en France, qui montre par l’exemple qu’on peut faire des économies en produisant de manière écologique, mais aussi Jan Gehl, l’urbaniste-architecte danois, qui est l’instigateur de la ‘Copenhagisation des villes’, ou comment rendre les villes aux vélos, et à leurs habitants.  On y croise aussi Charles et Perrine Hervé Gruyer pour la permaculture dans leur ferme maraîchère de Normandie, les économistes Bernard Lietaer pour les monnaies complémentaires ou Michelle Long aux USA pour le réseau ‘Balle’, épicentre de nouveaux modèles économiques.  On peut aussi voir une école très novatrice pour les enfants en Finlande, où l’on les prépare à la vie en adaptant les méthodes aux enfants dans un esprit non compétitif, on y croise aussi Pierre Rabhi pour l’agro écologie, mais aussi Robert Reed, porte-parole de la coopérative Recology, qui met en oeuvre la démarche ‘zéro déchet’ à San Francisco, ainsi que de nombreuses expériences citoyennes et participatives, que ce soit à Detroit, aux USA avec le mouvement d’agriculture urbaine, le mouvement des Incroyables comestibles à Todmorden au Royaume Uni, où l’on plante des légumes un peu partout en ville, créant du lien social entre les habitants, ou l’équipe du Bristol Pound à Bristol, une monnaie locale de la ville qui donne du sens à ceux qui la partagent, ou la démocratie participative dans une petite ville de l’Inde, et plein d’autres initiatives, que je n’ai pas toutes citées. Expériences à petite ou grande échelle qui montrent le chemin, ce vers quoi l’on peut tendre.

Face aux nouveaux défis qui nous attendent, il est bon de voir que certains déjà pensent le monde de demain, et que souvent les solutions sont envisagées collectivement. A l’échelle d’une ferme, d’une ville, d’une grande ville urbaine. Cela redonne de l’espoir, et cela invite à se bouger soi-même.

Pour en savoir plus sur les projections à venir, ou si vous souhaitez organiser une projection du film dans votre ville, dans votre collège ou tout autre lieu, voici le site web:

https://www.demain-lefilm.com/le-film

Le site est accessible aussi en anglais: https://www.demain-lefilm.com/en/film

 

 

 

 

Humeur

Et si je décidais d’écrire, en plus de mes petits instants volés sur des sujets d’actualité, sur des sujets brûlants que sont l’écologie, les nouvelles initiatives en matière d’environnement, nouveaux matériaux, nouveaux états d’esprits ?

Le monde est en train de changer, et nous avec, et il faut prendre la mesure de ce changement. Il y a d’un côté ceux, tentés par les nationalismes et le retour au passé, parce qu’ils craignent ce monde mouvant sous leurs pieds, et leurs certitudes du siècle passé ébranlées. Et de l’autre, il y a ceux, qui prennent la vague. Ceux, qui eux aussi, ont un peu peur de ce monde en constante évolution, mais qui décident de prendre un surf, et de surfer sur la vague. Ok, ça bouge ! Alors bougeons avec ! Et l’incertitude que je vis actuellement pourra peut-être se transformer en opportunité demain, si je décide que le changement est positif, et non pas quelque chose d’effrayant contre lequel il faut se barricader.

Dans son essence même, la vie est changement. Donc n’ayons pas peur du changement, et essayons de voir plus loin, d’aller au devant du changement. Ou alors, soyons-en les chantres pour pouvoir mieux imaginer demain, pour pouvoir se projeter dans le futur, et si ce n’est maîtriser le changement, peut-être un peu l’orienter, afin que le monde soit toujours un lieu favorable pour les êtres humains.

C’est pourquoi, je voudrais consacrer quelques articles aux nouvelles initiatives écologiques, environnementales, nouvelles expériences, nouvelles mentalités, etc… C’est comme si à l’aube d’une catastrophe écologique certaine- comme si le chronomètre de la fin avait été mis en route-, il y avait une effervescence des esprits incroyable, et Facebook  entre autres se fait l’écho de ces nouvelles tendances avec les vidéos et articles sur toutes ces maisons écologiques, serres écologiques, bennes à déchets écologiques, machines écologiques, barrières dans l’océan pour lutter contre les déchets, etc….

Je veux donc aussi me faire l’écho de ces belles initiatives dans ce blog.

A bientôt !

Terrain vague

Terrain vague. Vague terrain. Poésie de la friche.

Je m’étais laissée aller, guidée par le cheminement de mes pensées, mes pieds suivant ou précédant celles-ci, c’est selon. Juste suivi la route qui se présentait à moi. Mes pas me conduisirent ainsi à l’orée de la ville dans ce lieu indéfinissable, entre dépotoir et terrain en construction : un terrain vague coincé entre la zone industrielle et le cimetière. Lieu en devenir, où se côtoie passé et futur.

Pas de palissades, pas de coquelicots, pas de graffitis mais un vaste terrain en friche, au sol bétonné par endroits, jonché de détritus, terre d’accueil pour objets en fin de vie, sacs plastiques, chats et êtres errants. Un vestige de barrière étalait sa carcasse, et ces mots un peu insolites PROPRIETER PRIVE , peints en rouge.

Soleil tapant, haut dans le ciel. Je m’arrête un instant et de la route, je franchis le seuil de la ‘propriété privée’, un peu intriguée, avec cette vague nostalgie des terrains vagues de mon enfance, terres de jeux, de chasse au trésor et autres idéalisations du terrain vague. Terra incognita, où souffle un petit air libertaire, où la ‘Nature’ prend le pas sur le ‘Civilisé’.

Ici, pas de quoi rêver.

Un gros matou roux borgne s’enfuit à mon approche.

A côté de la barrière, je découvre un amoncellement de canettes de bières, de serviettes hygiéniques et autres détritus humains, ici, des restes de télés et un écran d’ordinateur, là un vestige de matelas, et quelques cartons. Odeur persistante d’urine et de je ne sais quoi, très nauséabond.

Mes yeux, guidés par mon nez tombent sur un cadavre de hérisson. C’est de là que vient la puanteur. Je m’écarte de cet endroit désolé, un peu écoeurée, et les yeux aux aguets. Je ne souhaite pas déranger qui que ce soit, ni me trouver nez à nez avec le nouveau ‘Jack l’éventreur’. Mais je ne décèle aucun signe d’une présence humaine.

Je décide de pousser un peu plus loin mon champ d’investigation, aller là où la nature a repris le dessus, et éviter la zone bétonnée. Et en effet, des folles herbes jaunies, des graminées, poussent en touffe par-ci, par là sur quelques dizaines de mètres, mais bientôt celles-ci sont aplanies. Le sol est sec. Des crottes de chien ici, des traces de VTT là . Un pneu de voiture ou de camion ici. Ma Terra incognita est un vrai centre commercial ! Il ne manque plus que le drugstore !

Je me rapproche du mur longeant le cimetière, où croît un figuier ombrageux, à la recherche d’un peu de beauté et d’ombre. La bonne odeur des figues mûres m’envahit, et j’éprouve un peu de réconfort en touchant l’écorce de l’arbre.

En voulant m’asseoir sur une pierre à proximité, mes yeux tombent sur une seringue usée, puis sur du papier toilette usagé… Bon, je cherchais le drugstore. Je l’ai trouvé !

Ma quête de poésie s’arrête là, et je reprends bien vite le chemin de la route goudronnée, avec un petit goût amer dans la bouche.