L’année Trump

Drôle d’année, que cette année 2017 qui démarre avec l’avènement du populiste Trump à la tête des Etats-unis. Les Etats désunis en ce moment, vu le chaos que Mister Trump est en train de mettre en place avec ses lois et ses décrets à l’emporte-pièce. Un vrai retour en arrière pour cette grande démocratie qui fait craindre la contagion, et l’arrivée d’autres populismes en Europe.

La menace Lepen en France. Menace réelle ou fictive, nous le verrons bien dans les quelques mois à venir. Trump et son grand n’importe-quoi nous montre comment il est dangereux de se fier à ces populistes, ces amateurs du pouvoir qui promettent monts et merveilles, et qui, une fois en place sont incapables de gouverner et qui ne font que créer du chaos en plus.

Suscite t-il encore l’espoir parmi ses partisans ? Il paraît que oui, mais pendant encore combien de temps ? Cela fait un mois qu’il est au pouvoir, et cela fait un mois qu’il montre son grand amateurisme, qu’il prend des décisions à l’emporte-pièce sur lesquelles, il est obligé de revenir parce que la loi l’en empêche. A croire que les américains ont élu un fou au pouvoir. Et si tel était le cas, sauront t-ils le stopper ?

Vu de France, cela paraît étrange. Comme si les rouages de la grande Amérique s’étaient grippés, comme si une partie de la population s’était laissée aveuglée, et comme s’il n’était pas possible de revenir en arrière. Restons optimistes cependant !

La digression

Il y a des gens bavards, qui peuvent disserter sur n’importe quel sujet, ou qui partent d’un point A pour arriver à un point B en passant par tous les autres points, de façon assez aléatoire, comme si au lieu de prendre l’autoroute, ils prenaient la nationale et passaient par  les chemins vicinaux possibles que sont les digressions, mais sans forcément d’ailleurs atteindre le point B. La digression est alors elle-même devenue le sujet principal.  Si on y prête un peu attention, si on tend un peu l’oreille sur ces bizarreries de la conversation, cela peut donner des choses assez drôles.

Ainsi celui, qui  au départ parlait de la pluie et du beau temps se retrouve en pleine dissertation sur la nécessité de la couche culotte pour bébés, ou celle-ci, qui parlait de la nécessité de mettre de la crème solaire se retrouve quelques digressions plus tard en pleine réflexion métaphysique sur la mort. Ou celui qui parle des panneaux solaires, et qui finit par nous parler de sa mère, et ses bizarreries.

Si on essayait de retrouver alors le fil de la conversation commencée un peu plus tôt, on serait surpris alors du cours que celle-ci a pris, et des drôles de détours qui ont été fait pour atteindre le point B. La conversation, comme une rivière et ses petits rus, ses courants, ses trouées, et ses goulots d’eau. La digression, comme l’un de ses petits rus, qui peut avec le courant devenir le puissant cours d’eau lui-même.

-Mais au fait, je voulais dire…

Oui, allons donc au fait ! Il serait temps.

Hommage à Gabily

 

Voici un petit texte que j’ai écris en mémoire de Didier Georges Gabily, que j’ai croisé dans mon parcours d’apprentie-comédienne il y a 20 ans.

Gabily, auteur et metteur en scène brillant est mort en 1996, et l’on va fêter les 20 ans de la mort au théâtre Monfort à Paris les 12, 13, et 14 novembre 2016.

Je participerai à une lecture de Gibiers du temps 1 le lundi 14 novembre à 21h, mais il pendant ces trois jours, de nombreuses lectures de ses oeuvres vont avoir lieu, avec de grands acteurs et metteurs en scène. A suivre.

 

En lien, le programme:14695539_10211179978724134_5304684357180966358_n

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Et le communiqué de presse, pour en savoir plus sur qui était Gabily.

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Gabily dit oui, Gabily dit non. Gabily faisait la pluie et le beau temps.

J’ai respiré, parlé, chanté Gabily pendant un temps. Quitte à assommer mon entourage de mon ‘Gabillage’. A 20 ans et quelques, rencontrer Didier Georges Gabily lors de ses ateliers théâtre, toujours inspirés, et inspirants, c’était quelque chose. C’était se former tout en se déformant un peu. Il y avait un parler Gabily, une façon de marcher Gabily, une façon aussi de prendre le plateau, une façon de concevoir aussi l’espace, qui avaient une estampille Gabily. Dans ses ateliers, on pouvait aussi bien apprendre des choses en tant qu’ acteur, qu’en tant que metteur en scène.

Il avait un art de l’espace, une façon de construire des images, des tableaux vivants, mais aussi une façon prodigieuse de conduire l’acteur ou l’apprenti acteur à une certaine incandescence. Il y avait des petits miracles qui se produisaient. J’ai vu des scènes magnifiques en atelier, dont la puissance ne fut jamais égalée plus tard sur scène, dans ses spectacles.

L’atelier, c’était aussi un rituel. Gabily et Evelyne, son assistante à ses côtés, cahier et stylo prêt à dégainer. C’était aussi un attroupement de chaises, derrière le ‘maître’. La bouteille de whisky, pas très loin. Un silence prudent. Un silence un peu obéissant aussi. Il y avait chez les gens une sorte de vénération pour lui, quand on avait vu se manifester’son génie’. On y travaillait Racine, Botho Strauss, Koltès, des grands classiques, comme des grands contemporains, des impros aussi en petits groupes à partir de quelques mots écrits sur des bouts de papier. On passait beaucoup de temps à regarder, et quand venait le ‘moment’ de passer sur scène, mieux valait être présent. Il était exigeant, et il fallait se montrer à la hauteur.

Gabily et ses petits yeux bleus rieurs, fureteurs. Gabily et son manteau noir. Gabily et son verbe, son rire, ses silences, ses coups de gueule, ses digressions littéraires, ses idées brillantes qui faisaient sortir l’extraordinaire de l’ordinaire ou du banal.

Je ne saurais dire comment se manifestait son génie, mais il y avait quelque chose d’inspiré, d’épique, de brillant dans la façon dont il abordait le théâtre. On pouvait aimer ou ne pas aimer ses partis pris, mais il avait une vision, et il pouvait faire émerger de grands fantômes sur scène. Il savait embarquer les gens dans sa vision, quelque soit leur univers de départ. En particulier, dans ses derniers spectacles, dans lesquels j’ai pu figuré. D’éléments hétéroclites, il pouvait faire une symphonie, mélangeant les acteurs professionnels, les acteurs débutants, les non acteurs, et tout le monde suivait avec passion. Les techniciens, la costumière, la décoratrice, les musiciens, etc…. Art choral. Gibiers du temps en particulier me laisse un souvenir flamboyant. Comment la disharmonie des êtres en coulisses pouvait comme par magie à l’instant T. s’harmoniser sur scène. C’est sans doute le miracle du théâtre, mais aussi le miracle de son génie à lui.

La banalité ou la poésie du quotidien ?

 

 

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Regarder avec un oeil nouveau la banalité du quotidien. Banalité ? Et si avec ce nouvel oeil, la banalité se commuait en petit miracle. Le miracle du quotidien. Le miracle du jour qui se lève, des mille et une choses à faire, que je-tu-nous-vous allez faire sensiblement de la même manière, et parfois à peu près aux mêmes horaires, mais qui vues, sous un angle nouveau, ne sont plus des corvées, des bonnes ou mauvaises obligations, mais des petites joies, des petites grâces, et que l’on a juste envie de dire Merci. Merci à la vie, merci d’être vivant, et merci de pouvoir faire facilement ces corvées du quotidien.

Voir le verre à moitié plein ou à moitié vide ? C’est un peu cela de ce qu’il s’agit. Ne pas s’intéresser qu’à ce qu’on a pas, ou à ce qu’on voudrait avoir, ce qu’on voudrait faire, grandir, etc… dans cette projection du lendemain, du futur, qui est bénéfique jusqu’à un certain point, mais aussi s’intéresser à ce qu’il y a dans le verre à moitié plein. A ces petites choses qui sont là, mais qu’on ne regarde même plus, parce qu’elles font partie de notre quotidien, et qu’on ne les voit plus. Parfois, ce sont des choses, parfois ce sont des êtres. Et c’est quand ces choses et ces êtres nous quittent, tout d’un coup, on s’aperçoit qu’ils nous manquent, et on s’aperçoit alors qu’on les avait négligés, qu’on ne les voyait plus, habitués que nous étions à leur compagnie.

Un exemple tout simple comme par exemple l’électricité ou l’eau du robinet. Une panne d’électricité en plein hiver ici, et c’est la panique, et c’est les bougies- mais où sont les bougies ? Tu les as vues ?-, et c’est l’impossibilité de travailler-ordinateur oblige, et cela devient un événement en soi. Alors que lorsqu’on séjourne quelque temps en Inde ou en Afrique, dans certaines régions, on a pas l’électricité de telle heure à telle heure, ou ça peut couper inopinément, et on fait avec. On apprend à faire avec. Sans même parler du problème de l’eau, que l’on trouve pas aussi aisément, comme ici en Europe. Et à ce moment-là, on réalise que ce qu’on considère pour acquis ici ne l’est pas ailleurs, et que c’est un privilège d’avoir ces choses, qui fonctionnent aussi bien.

Ce qui est banal ici ne l’est pas là-bas. Ce qui est banal pour l’un ne l’est pas pour l’autre. C’est intéressant de reconsidérer des choses qu’on a ou qu’on fait dans l’habitude du quotidien, car en y posant dessus un autre regard, d’autres choses surgissent, d’autres choses se révèlent. Comme un poteau des prés, devant lequel on passe mille et mille et une fois, sans y prêter plus attention que ça, et lorsqu’un jour, on le regarde autrement, on peut y voir la note de poésie qu’il apporte en délimitant le pré. Et le lierre qui le ravage l’habille aussi, le coiffe, et tout d’un coup, ce poteau est une poésie en soi.

La procrastination, toute une histoire

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai une fabuleuse propension à la procrastination.

– Qu’est-ce que tu fais ?- Je procrastine.

– Ah ! bon ! Et c’est quoi ça ? – Si je le savais… Comment t’expliquer ça ? Comment définir ce mot ?  Ce mot barbare, qui dit bien aussi la difficulté, dans laquelle elle te plonge, dès que tu commences à vouloir écrire.

On pourrait le définir comme: c’est le don de se couper soi-même l’herbe sous le pied. C’est tourner en rond devant sa feuille blanche. C’est écrire dix fois la même phrase pour l’effacer finalement. C’est te dire ‘J’y arriverai jamais’, et en effet, tu n’y arrives jamais. C’est se donner mille et une raisons pour tout faire sauf écrire. Combien de textes informulés sont tapis au fond de moi, et qui ne verront sans doute jamais le jour ?

Mais voyons ça dans le détail. Comment ça se manifeste chez moi.

Déjà, il te faut deux jours avant de te poser devant ton ordinateur pour écrire.  Et quand tu es devant ton ordinateur, tu vas ouvrir le fichier X, et non pas le fichier Z que tu as commencé. Ok, donc on recommence depuis le début.  Tu écris une première phrase, et tu doutes à la seconde même où tu l’as écrite. Tu effaces donc cette phrase, et tu en cherches une deuxième. Et c’est parti comme ça pour au moins dix minutes de : j’écris, j’efface.  Après ce très gros effort, tu as besoin de te lever, et de boire un verre d’eau. En passant devant le frigo, tu t’arrêtes, tu l’ouvres et tu engouffres une portion de fromage, ou un morceau de chocolat. Ou Monsieur le chat passe, et vient réclamer sa pitance. Tu te précipites vers les croquettes. Tu ne vas tout de même pas le laisser sans manger. Une action entraînant une autre action, tu peux te retrouver à tendre le linge, à répondre à un appel ou un email très-très important, à ouvrir la porte au facteur, à…. et finalement, tu viens de perdre 30 minutes, et quand tu te retrouves à nouveau devant ton ordinateur pour écrire, la même chose se reproduit. Et à la fin de la brève séance, si tu as écris trois lignes, tu es contente.

La procrastination, c’est comme une forme d’impuissance. Une sorte de résistance interne. Comme si tous tes gendarmes intérieurs s’unissaient pour t’empêcher d’exprimer ce que tu as à exprimer. Tous ces démons intérieurs, tous ces: ‘Tu n’y arriveras jamais !’, ‘Non, mais tu t’es vu ? Quelle arrogance ! ‘ Comment  ? Tu crois que tu peux écrire ? Eh! ben non, tu ne peux pas ! ‘ Et en effet, tu ne peux pas.  25 pages à rendre, et c’est la fin du monde, et c’est le ciel qui te tombe sur la tête, ou la foudre !  Les 25 pages vont devoir s’écrire toutes seules, ou en dormant, ou les pieds au plafond, ou en rêvant, ou à la dernière minute.

Ecrire sur la procrastination ou l’impuissance d’écrire pour mieux la combattre. C’est ruser avec le monstre en soi.  Ok ! Monstre, exprime toi, et après, tu me laisses écrire, ok ? Une façon comme une autre de commencer la séance d’écriture. Ou de ne pas la commencer…

Peut-être me faudra t’il attendre une autre vie, une réincarnation pour accomplir mon ‘rêve d’écrivain ‘ ? Car malheureusement, dans cette vie-là, ma propension à procrastiner est bien plus puissante que ma faculté à écrire. Il y a des rêves, qui ne resteront que des rêves. A moins que….

 

 

 

Des livres qui vous font du bien

Il y a des livres qui vous font du bien. Quelque soit d’ailleurs la lecture que vous en avez faite. D’une traite, ou des bribes tout au long de l’année. Des livres, qui vous poussent à l’action ou à l’introspection. Des livres qui peuvent vous guider, ou vous conduire à bouger. Tel est pour moi le livre de Gabrielle Roth ‘Sweat your prayers’, que l’on trouve en français sous le titre: « La Danse des 5 Rythmes – Un chemin de transformation par le mouvement ».

Vous savez bien qu’il était sur votre table de chevet depuis des mois. Vous l’avez déjà lu, mais pourtant il est toujours là, comme un oiseau déplumé. Bizarrement, les feuilles ne tiennent plus qu’à un fil, problème de reliure, ou de mauvaise colle. Et ce soir-là, vous décidez de le finir, ou si ce n’est de le finir, de le reprendre à la page marquée. Et ‘Tilt’, les mots que vous lisez vous parlent étonnamment. Vous les aviez pourtant déjà lues ces lignes, un an auparavant, mais là, ça fait ‘Tilt’, et le lendemain, vous passez à l’action.

Comme si la voix qui se fait entendre derrière ces mots résonnait dans la pièce, comme si la personne bien vivante était là et vous incitait à bouger, vous et vos résistances, vous et vos peurs, vous et votre frilosité. Et l’on ne peut admirer que ces phares dans la nuit, ces personnalités comme Gabrielle Roth, qui un jour se sont levées, et ont posé un acte fort dans la vie, en créant notamment la danse des 5 rythmes, impulsant derrière elle tout une vague ou un mouvement derrière elle. Semant des petits cailloux blancs, qui à leur tour ont germé, et ont donné de nouvelles pousses. Notamment, le travail de Yaa’kov et Susannah Darling Khan en Angleterre: la danse médecine.

Merci à ce beau livre, merci à cette voix derrière ces mots, à cette belle personnalité, qui n’a pas eu peur de se frotter à la vie, et qui a créé ce beau courant d’expression par le mouvement, de spiritualité à travers le mouvement. Un beau livre-action, que je ne peux que vous recommander.

Pour en savoir plus: pour trouver le livre sur Amazon en français:

https://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias=aps&field-keywords=Danse+des+5+rythmes&x=0&y=0

Pour découvrir la danse des 5 rythmes:

http://www.5rhythms.com/

Pour découvrir la Danse médecine:

Homepage

 

 

C’est la rentrée !

C’est la rentrée.

Septembre, et tous ses souvenirs de rentrée. Rentrée à l’école, au collège, au lycée, à la fac, au boulot…Plaisants ou déplaisants, légers ou graves, comme une pile de jours les uns sur les autres, une pile de souvenirs qui disent la crainte et l’espoir, qui disent l’excitation, l’attente joyeuse, ou la peur d’y aller, l’envie à reculons. Comme  un noeud à l’estomac. J’y pense, et je peux sentir ce noeud là se former au fond de mes entrailles, comme une réminiscence de toutes ces peurs, et de ces expectatives, de tous ces espoirs et désespoirs.

Plus de vraie rentrée maintenant pour moi aujourd’hui. Ou alors différemment !  Plus de noeud au fond du ventre ! Mais c’est quand même la rentrée, avec l’envie de s’y prendre autrement ! Avec ses décisions, et ses indécisions, avec ses rushs et ses blues aussi. Et cette attention aussi, plus aigue aussi du temps qui passe, des jours qui raccourcissent, des jours plus froids, pluvieux, des couleurs que la nature peu à peu prend, de la sensation d’entrer dans une nouvelle saison. Rentrée aussi dans une nouvelle saison de la vie.  Comme une pile d’années, qui bientôt fera une nouvelle dizaine. De dizaines en dizaines, le temps passe sur moi. Même si la petite fille est toujours vivante en moi, le corps vieillit, se transforme, et dans deux ou trois dizaines, je serais une vieille dame.

De rentrée en rentrée, la vie passe, la roue tourne, et s’accélère, les saisons s’entrechoquent, le corps, les traits du visage s’affaissent, et témoignent du temps qui passe.

T’es cool, t’es pas cool !

Les vacances en famille, la joie ! Enfin, pas tant que ça !

Mer, soleil, pin, famille proche, jusque là tout va bien !

Ajoutez deux- trois ados boutonneux, nièces, neveux, et là, ça peut se gâter.

Vous, qui jusque là faisiez partie des personnes ouvertes et sympas, en tout cas aux yeux de vos amis, vous voilà rétrogradé au rang de ‘pas cool’ ! Allez savoir pourquoi !

Faut t-il toujours vouloir se mettre au tempo des ados ? A un moment ou à un autre, de toute façon, on ne sera ‘pas cool’ à leurs yeux. Question de génération. Quelque soit d’ailleurs notre degré de ‘coolitude’ ou d’ouverture, ou de modernité. Question de tempérament aussi.

Certains cherchent à tout prix l’agrément des ados, quitte à jouer eux-mêmes aux ados pour être ‘cool’, certains se les prennent en pleine face, parce qu’ils n’entrent pas dans leur petit jeu. Chacun a sa place, à quelque endroit de l’échiquier de la vie. Côtoyer des ados, c’est aussi accepter de vieillir, accepter d’être les aînés.

Les ados n’incarnent pas toujours la modernité. Ce sont des jeunes qui ne font que répéter ce que d’autres jeunes ont fait avant eux. Ils ne font dans un premier temps que suivre les rails de leur tranche d’âge : sortir tard le soir, boire, écouter de la musique forte, s’initier à l’amour. Les ados sont d’abord de grands conformistes avant de s’émanciper, de devenir eux-mêmes adultes, et incarner ou pas à leur tour la modernité de leur temps.

Finalement, être ‘cool’ à leurs yeux à ce moment-là a quelque chose de très conformiste. Pas de place pour la différence ou très peu.

Alors, ne cherchons pas à être cool ! Soyons nous-mêmes ! A l’écoute, mais chacun à sa place !

L’amour des chats

379051_4901085933811_80704752_nLes chats et moi, c’est une longue histoire. Histoire d’amour en quelque sorte. Attirance pour cet animal, qui me fascine: sa classe, sa nonchalance, sa souplesse, son poil si doux, son indépendance, son regard, son ronronnement, son miaulement,  son pas, son mystère,  sa reconnaissance, sa fidélité aussi envers la maîtresse-chats que je suis.

Chacun a sa personnalité. Celui-là est joueur, celui-là est craintif le jour, mais un vrai bébé la nuit, celui-là domine, et attention ! Pas touche à sa maîtresse ! Celle-là me suivait jour et nuit. Là où j’étais, elle était. Isis, la belle Isis, petite boule de poils noirs n’est plus, mais quelle boule d’amour elle fut ! Des petits compagnons de vie extraordinaires, dont la possession est parfois un peu contraignante, mais toujours fascinants.

D’où vient l’amour des chats ? Chez moi, cela remonte à l’enfance. Toute petite, j’adorais déjà les chats, je me vois toute petiote sur une photo, des étoiles dans les yeux, avec un gros chat sur les genoux. Il y a comme une sorte de connexion entre moi et cet animal, même avec les chats, qui ne sont pas les miens. Est-ce le fait de bien les connaître, de les respecter et de savoir comment ils fonctionnent ? Est-ce une question de phéromones, d’énergie, de vibration ? Qu’est-ce qui me pousse vers cet animal-là ? Je n’ai pas de réponse à cette question.

Mystérieuse alchimie, mystérieuse connexion entre cet animal et moi. Il n’a pas besoin de faire les ‘pieds’ au mur pour susciter mon intérêt. Il est, tout simplement. Il est. Qu’il se meuve, qu’il dorme, qu’il joue,  qu’il s’étire, qu’il me regarde de sa gueule d’amour, qu’il ronronne, qu’il me colle, qu’il manifeste aussi sa colère, il me fascine, et je ne pourrais plus imaginer ma vie sans chats.

J’aime la noblesse du chat. Même le plus laid, le plus cabossé, un oeil en moins, la queue coupée, le chat a une noblesse qui ne le quitte pas. Il a quelque chose qui lui est propre. J’aime aussi ses yeux insondables. Ses mille expressions. D’un chat à un autre, certains ont des gueules plus expressives que d’autres. Des gueules d’ange, des Caliméros, des Zorros, des Robin des bois, des malins, des duchesses, des Aristochats, des gros matous ou de fines minettes.

Faut t-il être un peu chat pour aimer les chats ? Qui sait ? Je le suis sans doute un peu, pour tant les aimer.

 

 

Hymne au rire

Le rire en soi

Avoir un grand éclat de rire dans le corps. Parfois, il ne se montre qu’à la commissure des lèvres, parfois, il vous ébranle entièrement comme un tremblement de terre intérieur. Le rire, comme une respiration, le rire, comme une jouissance. Le rire comme un exercice de santé pour le corps et pour l’esprit.  Le rire dans les yeux.  Comme une allumette qui peut déclencher l’incendie. Le rire qui nous sauve. Avoir toujours un rire dans sa poche, au cas où.

Le rire avec l’autre

Quand son rire rencontre le rire de l’autre. Comme un clown blanc rencontrerait son auguste. Deux faces de la même pièce. Avec certains, la connexion se fait par le rire. La longueur d’ondes du rire, comme une mystérieuse alchimie qui fait des étincelles entre les êtres. Et l’on rit avec cette personne ‘de tout son coeur’, comme on pourrait jouir avec elle. Comme on pourrait danser avec elle. Le rire avec l’autre comme une petite danse des corps, une danse du diaphragme. Danse de l’esprit aussi. Le trait d’humour ricoche de vous à l’autre comme des petits cailloux sur l’eau, et vous ébranle.

Le rire impromptu

Merveilleuse connexion que le rire, qui peut réunir les êtres, même les plus éloignés, qui peut ‘rompre la glace’, qui peut faire qu’une rame de métro avec ses anonymes et ses visages inexpressifs tout d’un coup s’anime, s’embrase, et éclate de rire. La vie alors se réinjecte dans les visages, dans les corps. C’est toujours merveilleux ces petits imprévus de la vie dans un bus, dans une rue, dans un bureau, dans un endroit où des gens, qui ne se connaissent pas ou qui parfois ne veulent pas se connaître partagent un grand éclat de rire, survenu comme ça, par accident.

Mille et un rires

Le rire comme un souffle de vie, le rire comme une détente, le rire comme l’expression de son être profond. Il y a mille et un rires. Le rire cristal, le rire timide, le rire tonitruant, le rire comique, le rire coincé, le rire hoquetant, le rire étouffé. Mille et un rires comme mille couleurs de l’arc-en-ciel. Le rire nous ébranle, le rire nous bouge, le rire nous trahit, le rire nous révèle, le rire nous réveille, le rire nous relie, le rire nous délie, le rire pallie au langage parfois. Merveilleuse expression que le rire !

Le rire émotion

Le rire comme une expression des sentiments. De la joie, certes, mais pas que. On peut rire dans les pires moments, on peut rire dans les moments les plus intimes. Le rire peut être l’expression de toute une gamme de sentiments, des plus simples aux plus complexes. On peut pleurer de rire. Passer du rire aux larmes. Le rire peut aussi nous sauver dans les pires situations. On peut mourir de rire-quelle belle mort !- dans tous les sens du terme. Quand pour ‘faire la nique’ à son oppresseur, le ‘prêt-à être fusillé’ part d’un grand éclat de rire ! Le rire alors est plus fort que la mort !