Etre ‘endansé’

 

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Est-ce qu’il ne vous ait jamais arrivé de sortir d’une session de danse, d’un dancing ou d’un autre lieu, où vous avez dansé, et vu la vie à travers le prisme de la danse, et vous vous sentiez si bien que vous étiez enchanté, et même peut-être bien ‘endansé’ ?

Ce terme n’existe pas, mais il faudrait l’inventer. D’ailleurs, je l’ai entendu dans la bouche d’une professeur de danse des 5 rythmes, Amélie Schweiger, qui propose ses cours notamment à Paris le dimanche matin, et tout de suite, ce mot m’a séduite, car il correspond vraiment à la description de l’état dans lequel on se retrouve, après avoir dansé pendant deux heures les 5 rythmes.

Le coeur sur les lèvres, les étoiles dans les yeux, le corps en bandoulière, la vie pour un temps n’est plus que danse, et cet état magique d’endansement nous accompagne encore quelque temps, jusqu’à la prochaine fois, où l’on foulera le sol de la salle de danse.

Etre ‘endansé’, selon Amélie, c’est aussi rapporter la danse avec soi dans la vie. Tout ce qu’on a éprouvé, testé pendant une session de danse, bouger différemment, essayer un nouveau pas, une nouvelle façon de bouger, cela, cette curiosité, cette inventivité, on peut le ramener avec soi, et l’appliquer à d’autres champs dans notre vie.

C’est ce qui est intéressant dans les 5 rythmes, c’est que le dancefloor ou la piste de danse est une façon pour nous d’explorer des choses avec nous-même, ou avec les autres, et ce qu’on a appris là, ce qu’on a mis en mouvement là à cet endroit, on peut le mettre en mouvement dans notre vie. C’est un chemin de transformation intérieure, mais avec tout le plaisir du corps en mouvement, et toute la créativité, qui peut aussi émerger, s’exprimer. Soyons fous, soyons ‘endansés’ !

Pour essayer les 5 rythmes: http://www.lesviesdansent.fr/

 

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L’année Trump

Drôle d’année, que cette année 2017 qui démarre avec l’avènement du populiste Trump à la tête des Etats-unis. Les Etats désunis en ce moment, vu le chaos que Mister Trump est en train de mettre en place avec ses lois et ses décrets à l’emporte-pièce. Un vrai retour en arrière pour cette grande démocratie qui fait craindre la contagion, et l’arrivée d’autres populismes en Europe.

La menace Lepen en France. Menace réelle ou fictive, nous le verrons bien dans les quelques mois à venir. Trump et son grand n’importe-quoi nous montre comment il est dangereux de se fier à ces populistes, ces amateurs du pouvoir qui promettent monts et merveilles, et qui, une fois en place sont incapables de gouverner et qui ne font que créer du chaos en plus.

Suscite t-il encore l’espoir parmi ses partisans ? Il paraît que oui, mais pendant encore combien de temps ? Cela fait un mois qu’il est au pouvoir, et cela fait un mois qu’il montre son grand amateurisme, qu’il prend des décisions à l’emporte-pièce sur lesquelles, il est obligé de revenir parce que la loi l’en empêche. A croire que les américains ont élu un fou au pouvoir. Et si tel était le cas, sauront t-ils le stopper ?

Vu de France, cela paraît étrange. Comme si les rouages de la grande Amérique s’étaient grippés, comme si une partie de la population s’était laissée aveuglée, et comme s’il n’était pas possible de revenir en arrière. Restons optimistes cependant !

La digression

Il y a des gens bavards, qui peuvent disserter sur n’importe quel sujet, ou qui partent d’un point A pour arriver à un point B en passant par tous les autres points, de façon assez aléatoire, comme si au lieu de prendre l’autoroute, ils prenaient la nationale et passaient par  les chemins vicinaux possibles que sont les digressions, mais sans forcément d’ailleurs atteindre le point B. La digression est alors elle-même devenue le sujet principal.  Si on y prête un peu attention, si on tend un peu l’oreille sur ces bizarreries de la conversation, cela peut donner des choses assez drôles.

Ainsi celui, qui  au départ parlait de la pluie et du beau temps se retrouve en pleine dissertation sur la nécessité de la couche culotte pour bébés, ou celle-ci, qui parlait de la nécessité de mettre de la crème solaire se retrouve quelques digressions plus tard en pleine réflexion métaphysique sur la mort. Ou celui qui parle des panneaux solaires, et qui finit par nous parler de sa mère, et ses bizarreries.

Si on essayait de retrouver alors le fil de la conversation commencée un peu plus tôt, on serait surpris alors du cours que celle-ci a pris, et des drôles de détours qui ont été fait pour atteindre le point B. La conversation, comme une rivière et ses petits rus, ses courants, ses trouées, et ses goulots d’eau. La digression, comme l’un de ses petits rus, qui peut avec le courant devenir le puissant cours d’eau lui-même.

-Mais au fait, je voulais dire…

Oui, allons donc au fait ! Il serait temps.

Hommage à Gabily

 

Voici un petit texte que j’ai écris en mémoire de Didier Georges Gabily, que j’ai croisé dans mon parcours d’apprentie-comédienne il y a 20 ans.

Gabily, auteur et metteur en scène brillant est mort en 1996, et l’on va fêter les 20 ans de la mort au théâtre Monfort à Paris les 12, 13, et 14 novembre 2016.

Je participerai à une lecture de Gibiers du temps 1 le lundi 14 novembre à 21h, mais il pendant ces trois jours, de nombreuses lectures de ses oeuvres vont avoir lieu, avec de grands acteurs et metteurs en scène. A suivre.

 

En lien, le programme:14695539_10211179978724134_5304684357180966358_n

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Et le communiqué de presse, pour en savoir plus sur qui était Gabily.

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Gabily dit oui, Gabily dit non. Gabily faisait la pluie et le beau temps.

J’ai respiré, parlé, chanté Gabily pendant un temps. Quitte à assommer mon entourage de mon ‘Gabillage’. A 20 ans et quelques, rencontrer Didier Georges Gabily lors de ses ateliers théâtre, toujours inspirés, et inspirants, c’était quelque chose. C’était se former tout en se déformant un peu. Il y avait un parler Gabily, une façon de marcher Gabily, une façon aussi de prendre le plateau, une façon de concevoir aussi l’espace, qui avaient une estampille Gabily. Dans ses ateliers, on pouvait aussi bien apprendre des choses en tant qu’ acteur, qu’en tant que metteur en scène.

Il avait un art de l’espace, une façon de construire des images, des tableaux vivants, mais aussi une façon prodigieuse de conduire l’acteur ou l’apprenti acteur à une certaine incandescence. Il y avait des petits miracles qui se produisaient. J’ai vu des scènes magnifiques en atelier, dont la puissance ne fut jamais égalée plus tard sur scène, dans ses spectacles.

L’atelier, c’était aussi un rituel. Gabily et Evelyne, son assistante à ses côtés, cahier et stylo prêt à dégainer. C’était aussi un attroupement de chaises, derrière le ‘maître’. La bouteille de whisky, pas très loin. Un silence prudent. Un silence un peu obéissant aussi. Il y avait chez les gens une sorte de vénération pour lui, quand on avait vu se manifester’son génie’. On y travaillait Racine, Botho Strauss, Koltès, des grands classiques, comme des grands contemporains, des impros aussi en petits groupes à partir de quelques mots écrits sur des bouts de papier. On passait beaucoup de temps à regarder, et quand venait le ‘moment’ de passer sur scène, mieux valait être présent. Il était exigeant, et il fallait se montrer à la hauteur.

Gabily et ses petits yeux bleus rieurs, fureteurs. Gabily et son manteau noir. Gabily et son verbe, son rire, ses silences, ses coups de gueule, ses digressions littéraires, ses idées brillantes qui faisaient sortir l’extraordinaire de l’ordinaire ou du banal.

Je ne saurais dire comment se manifestait son génie, mais il y avait quelque chose d’inspiré, d’épique, de brillant dans la façon dont il abordait le théâtre. On pouvait aimer ou ne pas aimer ses partis pris, mais il avait une vision, et il pouvait faire émerger de grands fantômes sur scène. Il savait embarquer les gens dans sa vision, quelque soit leur univers de départ. En particulier, dans ses derniers spectacles, dans lesquels j’ai pu figuré. D’éléments hétéroclites, il pouvait faire une symphonie, mélangeant les acteurs professionnels, les acteurs débutants, les non acteurs, et tout le monde suivait avec passion. Les techniciens, la costumière, la décoratrice, les musiciens, etc…. Art choral. Gibiers du temps en particulier me laisse un souvenir flamboyant. Comment la disharmonie des êtres en coulisses pouvait comme par magie à l’instant T. s’harmoniser sur scène. C’est sans doute le miracle du théâtre, mais aussi le miracle de son génie à lui.

La banalité ou la poésie du quotidien ?

 

 

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Regarder avec un oeil nouveau la banalité du quotidien. Banalité ? Et si avec ce nouvel oeil, la banalité se commuait en petit miracle. Le miracle du quotidien. Le miracle du jour qui se lève, des mille et une choses à faire, que je-tu-nous-vous allez faire sensiblement de la même manière, et parfois à peu près aux mêmes horaires, mais qui vues, sous un angle nouveau, ne sont plus des corvées, des bonnes ou mauvaises obligations, mais des petites joies, des petites grâces, et que l’on a juste envie de dire Merci. Merci à la vie, merci d’être vivant, et merci de pouvoir faire facilement ces corvées du quotidien.

Voir le verre à moitié plein ou à moitié vide ? C’est un peu cela de ce qu’il s’agit. Ne pas s’intéresser qu’à ce qu’on a pas, ou à ce qu’on voudrait avoir, ce qu’on voudrait faire, grandir, etc… dans cette projection du lendemain, du futur, qui est bénéfique jusqu’à un certain point, mais aussi s’intéresser à ce qu’il y a dans le verre à moitié plein. A ces petites choses qui sont là, mais qu’on ne regarde même plus, parce qu’elles font partie de notre quotidien, et qu’on ne les voit plus. Parfois, ce sont des choses, parfois ce sont des êtres. Et c’est quand ces choses et ces êtres nous quittent, tout d’un coup, on s’aperçoit qu’ils nous manquent, et on s’aperçoit alors qu’on les avait négligés, qu’on ne les voyait plus, habitués que nous étions à leur compagnie.

Un exemple tout simple comme par exemple l’électricité ou l’eau du robinet. Une panne d’électricité en plein hiver ici, et c’est la panique, et c’est les bougies- mais où sont les bougies ? Tu les as vues ?-, et c’est l’impossibilité de travailler-ordinateur oblige, et cela devient un événement en soi. Alors que lorsqu’on séjourne quelque temps en Inde ou en Afrique, dans certaines régions, on a pas l’électricité de telle heure à telle heure, ou ça peut couper inopinément, et on fait avec. On apprend à faire avec. Sans même parler du problème de l’eau, que l’on trouve pas aussi aisément, comme ici en Europe. Et à ce moment-là, on réalise que ce qu’on considère pour acquis ici ne l’est pas ailleurs, et que c’est un privilège d’avoir ces choses, qui fonctionnent aussi bien.

Ce qui est banal ici ne l’est pas là-bas. Ce qui est banal pour l’un ne l’est pas pour l’autre. C’est intéressant de reconsidérer des choses qu’on a ou qu’on fait dans l’habitude du quotidien, car en y posant dessus un autre regard, d’autres choses surgissent, d’autres choses se révèlent. Comme un poteau des prés, devant lequel on passe mille et mille et une fois, sans y prêter plus attention que ça, et lorsqu’un jour, on le regarde autrement, on peut y voir la note de poésie qu’il apporte en délimitant le pré. Et le lierre qui le ravage l’habille aussi, le coiffe, et tout d’un coup, ce poteau est une poésie en soi.

La procrastination, toute une histoire

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai une fabuleuse propension à la procrastination.

– Qu’est-ce que tu fais ?- Je procrastine.

– Ah ! bon ! Et c’est quoi ça ? – Si je le savais… Comment t’expliquer ça ? Comment définir ce mot ?  Ce mot barbare, qui dit bien aussi la difficulté, dans laquelle elle te plonge, dès que tu commences à vouloir écrire.

On pourrait le définir comme: c’est le don de se couper soi-même l’herbe sous le pied. C’est tourner en rond devant sa feuille blanche. C’est écrire dix fois la même phrase pour l’effacer finalement. C’est te dire ‘J’y arriverai jamais’, et en effet, tu n’y arrives jamais. C’est se donner mille et une raisons pour tout faire sauf écrire. Combien de textes informulés sont tapis au fond de moi, et qui ne verront sans doute jamais le jour ?

Mais voyons ça dans le détail. Comment ça se manifeste chez moi.

Déjà, il te faut deux jours avant de te poser devant ton ordinateur pour écrire.  Et quand tu es devant ton ordinateur, tu vas ouvrir le fichier X, et non pas le fichier Z que tu as commencé. Ok, donc on recommence depuis le début.  Tu écris une première phrase, et tu doutes à la seconde même où tu l’as écrite. Tu effaces donc cette phrase, et tu en cherches une deuxième. Et c’est parti comme ça pour au moins dix minutes de : j’écris, j’efface.  Après ce très gros effort, tu as besoin de te lever, et de boire un verre d’eau. En passant devant le frigo, tu t’arrêtes, tu l’ouvres et tu engouffres une portion de fromage, ou un morceau de chocolat. Ou Monsieur le chat passe, et vient réclamer sa pitance. Tu te précipites vers les croquettes. Tu ne vas tout de même pas le laisser sans manger. Une action entraînant une autre action, tu peux te retrouver à tendre le linge, à répondre à un appel ou un email très-très important, à ouvrir la porte au facteur, à…. et finalement, tu viens de perdre 30 minutes, et quand tu te retrouves à nouveau devant ton ordinateur pour écrire, la même chose se reproduit. Et à la fin de la brève séance, si tu as écris trois lignes, tu es contente.

La procrastination, c’est comme une forme d’impuissance. Une sorte de résistance interne. Comme si tous tes gendarmes intérieurs s’unissaient pour t’empêcher d’exprimer ce que tu as à exprimer. Tous ces démons intérieurs, tous ces: ‘Tu n’y arriveras jamais !’, ‘Non, mais tu t’es vu ? Quelle arrogance ! ‘ Comment  ? Tu crois que tu peux écrire ? Eh! ben non, tu ne peux pas ! ‘ Et en effet, tu ne peux pas.  25 pages à rendre, et c’est la fin du monde, et c’est le ciel qui te tombe sur la tête, ou la foudre !  Les 25 pages vont devoir s’écrire toutes seules, ou en dormant, ou les pieds au plafond, ou en rêvant, ou à la dernière minute.

Ecrire sur la procrastination ou l’impuissance d’écrire pour mieux la combattre. C’est ruser avec le monstre en soi.  Ok ! Monstre, exprime toi, et après, tu me laisses écrire, ok ? Une façon comme une autre de commencer la séance d’écriture. Ou de ne pas la commencer…

Peut-être me faudra t’il attendre une autre vie, une réincarnation pour accomplir mon ‘rêve d’écrivain ‘ ? Car malheureusement, dans cette vie-là, ma propension à procrastiner est bien plus puissante que ma faculté à écrire. Il y a des rêves, qui ne resteront que des rêves. A moins que….

 

 

 

Des livres qui vous font du bien

Il y a des livres qui vous font du bien. Quelque soit d’ailleurs la lecture que vous en avez faite. D’une traite, ou des bribes tout au long de l’année. Des livres, qui vous poussent à l’action ou à l’introspection. Des livres qui peuvent vous guider, ou vous conduire à bouger. Tel est pour moi le livre de Gabrielle Roth ‘Sweat your prayers’, que l’on trouve en français sous le titre: « La Danse des 5 Rythmes – Un chemin de transformation par le mouvement ».

Vous savez bien qu’il était sur votre table de chevet depuis des mois. Vous l’avez déjà lu, mais pourtant il est toujours là, comme un oiseau déplumé. Bizarrement, les feuilles ne tiennent plus qu’à un fil, problème de reliure, ou de mauvaise colle. Et ce soir-là, vous décidez de le finir, ou si ce n’est de le finir, de le reprendre à la page marquée. Et ‘Tilt’, les mots que vous lisez vous parlent étonnamment. Vous les aviez pourtant déjà lues ces lignes, un an auparavant, mais là, ça fait ‘Tilt’, et le lendemain, vous passez à l’action.

Comme si la voix qui se fait entendre derrière ces mots résonnait dans la pièce, comme si la personne bien vivante était là et vous incitait à bouger, vous et vos résistances, vous et vos peurs, vous et votre frilosité. Et l’on ne peut admirer que ces phares dans la nuit, ces personnalités comme Gabrielle Roth, qui un jour se sont levées, et ont posé un acte fort dans la vie, en créant notamment la danse des 5 rythmes, impulsant derrière elle tout une vague ou un mouvement derrière elle. Semant des petits cailloux blancs, qui à leur tour ont germé, et ont donné de nouvelles pousses. Notamment, le travail de Yaa’kov et Susannah Darling Khan en Angleterre: la danse médecine.

Merci à ce beau livre, merci à cette voix derrière ces mots, à cette belle personnalité, qui n’a pas eu peur de se frotter à la vie, et qui a créé ce beau courant d’expression par le mouvement, de spiritualité à travers le mouvement. Un beau livre-action, que je ne peux que vous recommander.

Pour en savoir plus: pour trouver le livre sur Amazon en français:

https://www.amazon.fr/s/ref=nb_ss?__mk_fr_FR=%C5M%C5Z%D5%D1&url=search-alias=aps&field-keywords=Danse+des+5+rythmes&x=0&y=0

Pour découvrir la danse des 5 rythmes:

http://www.5rhythms.com/

Pour découvrir la Danse médecine:

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