Coquelicots, jolis coquelicots

C’est la saison pour profiter de la beauté de la nature, et des coquelicots en folie.

 

 

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Demain, le film

Demain, le documentaire de Mélanie Laurent et Cyril Dion, sorti en 2015 est un formidable ‘booster’ d’envies.

Face au constat dramatique de l’état de la planète qui est dressé au début du film- une étude annoncerait la fin d’une partie de l’humanité d’ici 2100-ils ont pris le contre-pied du documentaire sur l’écologie souvent alarmant, et ont décidé de s’intéresser aux initiatives positives déjà existantes en Europe et dans le monde,  aux solutions ou expérimentations porteuses d’avenir, qui ne demandent qu’à être répliquées ailleurs. Ils sont donc partis avec leur équipe dans une dizaine de pays pour aller à la rencontre de pionniers de l’écologie, de l’éducation, de l’économie, de l’énergie, et de la démocratie, qui montrent de par leur action dans le monde aujourd’hui comment on peut rêver le monde demain, si ces initiatives positives étaient adoptées par l’ensemble de la planète.

Parmi ces pionniers, on peut trouver Emmanuel Druon, le patron de Pocheco dans le Nord-Pas de calais en France, qui montre par l’exemple qu’on peut faire des économies en produisant de manière écologique, mais aussi Jan Gehl, l’urbaniste-architecte danois, qui est l’instigateur de la ‘Copenhagisation des villes’, ou comment rendre les villes aux vélos, et à leurs habitants.  On y croise aussi Charles et Perrine Hervé Gruyer pour la permaculture dans leur ferme maraîchère de Normandie, les économistes Bernard Lietaer pour les monnaies complémentaires ou Michelle Long aux USA pour le réseau ‘Balle’, épicentre de nouveaux modèles économiques.  On peut aussi voir une école très novatrice pour les enfants en Finlande, où l’on les prépare à la vie en adaptant les méthodes aux enfants dans un esprit non compétitif, on y croise aussi Pierre Rabhi pour l’agro écologie, mais aussi Robert Reed, porte-parole de la coopérative Recology, qui met en oeuvre la démarche ‘zéro déchet’ à San Francisco, ainsi que de nombreuses expériences citoyennes et participatives, que ce soit à Detroit, aux USA avec le mouvement d’agriculture urbaine, le mouvement des Incroyables comestibles à Todmorden au Royaume Uni, où l’on plante des légumes un peu partout en ville, créant du lien social entre les habitants, ou l’équipe du Bristol Pound à Bristol, une monnaie locale de la ville qui donne du sens à ceux qui la partagent, ou la démocratie participative dans une petite ville de l’Inde, et plein d’autres initiatives, que je n’ai pas toutes citées. Expériences à petite ou grande échelle qui montrent le chemin, ce vers quoi l’on peut tendre.

Face aux nouveaux défis qui nous attendent, il est bon de voir que certains déjà pensent le monde de demain, et que souvent les solutions sont envisagées collectivement. A l’échelle d’une ferme, d’une ville, d’une grande ville urbaine. Cela redonne de l’espoir, et cela invite à se bouger soi-même.

Pour en savoir plus sur les projections à venir, ou si vous souhaitez organiser une projection du film dans votre ville, dans votre collège ou tout autre lieu, voici le site web:

https://www.demain-lefilm.com/le-film

Le site est accessible aussi en anglais: https://www.demain-lefilm.com/en/film

 

 

 

 

Humeur

Et si je décidais d’écrire, en plus de mes petits instants volés sur des sujets d’actualité, sur des sujets brûlants que sont l’écologie, les nouvelles initiatives en matière d’environnement, nouveaux matériaux, nouveaux états d’esprits ?

Le monde est en train de changer, et nous avec, et il faut prendre la mesure de ce changement. Il y a d’un côté ceux, tentés par les nationalismes et le retour au passé, parce qu’ils craignent ce monde mouvant sous leurs pieds, et leurs certitudes du siècle passé ébranlées. Et de l’autre, il y a ceux, qui prennent la vague. Ceux, qui eux aussi, ont un peu peur de ce monde en constante évolution, mais qui décident de prendre un surf, et de surfer sur la vague. Ok, ça bouge ! Alors bougeons avec ! Et l’incertitude que je vis actuellement pourra peut-être se transformer en opportunité demain, si je décide que le changement est positif, et non pas quelque chose d’effrayant contre lequel il faut se barricader.

Dans son essence même, la vie est changement. Donc n’ayons pas peur du changement, et essayons de voir plus loin, d’aller au devant du changement. Ou alors, soyons-en les chantres pour pouvoir mieux imaginer demain, pour pouvoir se projeter dans le futur, et si ce n’est maîtriser le changement, peut-être un peu l’orienter, afin que le monde soit toujours un lieu favorable pour les êtres humains.

C’est pourquoi, je voudrais consacrer quelques articles aux nouvelles initiatives écologiques, environnementales, nouvelles expériences, nouvelles mentalités, etc… C’est comme si à l’aube d’une catastrophe écologique certaine- comme si le chronomètre de la fin avait été mis en route-, il y avait une effervescence des esprits incroyable, et Facebook  entre autres se fait l’écho de ces nouvelles tendances avec les vidéos et articles sur toutes ces maisons écologiques, serres écologiques, bennes à déchets écologiques, machines écologiques, barrières dans l’océan pour lutter contre les déchets, etc….

Je veux donc aussi me faire l’écho de ces belles initiatives dans ce blog.

A bientôt !

Terrain vague

Terrain vague. Vague terrain. Poésie de la friche.

Je m’étais laissée aller, guidée par le cheminement de mes pensées, mes pieds suivant ou précédant celles-ci, c’est selon. Juste suivi la route qui se présentait à moi. Mes pas me conduisirent ainsi à l’orée de la ville dans ce lieu indéfinissable, entre dépotoir et terrain en construction : un terrain vague coincé entre la zone industrielle et le cimetière. Lieu en devenir, où se côtoie passé et futur.

Pas de palissades, pas de coquelicots, pas de graffitis mais un vaste terrain en friche, au sol bétonné par endroits, jonché de détritus, terre d’accueil pour objets en fin de vie, sacs plastiques, chats et êtres errants. Un vestige de barrière étalait sa carcasse, et ces mots un peu insolites PROPRIETER PRIVE , peints en rouge.

Soleil tapant, haut dans le ciel. Je m’arrête un instant et de la route, je franchis le seuil de la ‘propriété privée’, un peu intriguée, avec cette vague nostalgie des terrains vagues de mon enfance, terres de jeux, de chasse au trésor et autres idéalisations du terrain vague. Terra incognita, où souffle un petit air libertaire, où la ‘Nature’ prend le pas sur le ‘Civilisé’.

Ici, pas de quoi rêver.

Un gros matou roux borgne s’enfuit à mon approche.

A côté de la barrière, je découvre un amoncellement de canettes de bières, de serviettes hygiéniques et autres détritus humains, ici, des restes de télés et un écran d’ordinateur, là un vestige de matelas, et quelques cartons. Odeur persistante d’urine et de je ne sais quoi, très nauséabond.

Mes yeux, guidés par mon nez tombent sur un cadavre de hérisson. C’est de là que vient la puanteur. Je m’écarte de cet endroit désolé, un peu écoeurée, et les yeux aux aguets. Je ne souhaite pas déranger qui que ce soit, ni me trouver nez à nez avec le nouveau ‘Jack l’éventreur’. Mais je ne décèle aucun signe d’une présence humaine.

Je décide de pousser un peu plus loin mon champ d’investigation, aller là où la nature a repris le dessus, et éviter la zone bétonnée. Et en effet, des folles herbes jaunies, des graminées, poussent en touffe par-ci, par là sur quelques dizaines de mètres, mais bientôt celles-ci sont aplanies. Le sol est sec. Des crottes de chien ici, des traces de VTT là . Un pneu de voiture ou de camion ici. Ma Terra incognita est un vrai centre commercial ! Il ne manque plus que le drugstore !

Je me rapproche du mur longeant le cimetière, où croît un figuier ombrageux, à la recherche d’un peu de beauté et d’ombre. La bonne odeur des figues mûres m’envahit, et j’éprouve un peu de réconfort en touchant l’écorce de l’arbre.

En voulant m’asseoir sur une pierre à proximité, mes yeux tombent sur une seringue usée, puis sur du papier toilette usagé… Bon, je cherchais le drugstore. Je l’ai trouvé !

Ma quête de poésie s’arrête là, et je reprends bien vite le chemin de la route goudronnée, avec un petit goût amer dans la bouche.