Se nourrir de rêves

Vous êtes vous déjà demandé ce qui était moteur en vous, ce qui vous faisait vibrer, ce qui vous faisait vous lever le matin, ce qui vous faisait briller les yeux ? L’amour, sans doute, mais tout le monde n’a pas de grand amour avec qui partager sa vie.

Je me suis donc posée cette question, au regard des années accomplies, et des années à venir, et je crois bien que chez moi, au-delà de l’amour de la vie en général, ce qui me fait me lever le matin le sourire aux lèvres, et l’envie d’entreprendre, quoique ce soit, de petites ou de grandes choses, ce qui est moteur en moi, c’est le rêve, l’inaccessible quête, comme chantait Jacques Brel. Et qu’importe si celui-ci est un peu éloigné, est inaccessible, le chemin que j’aurais pris pour m’en approcher m’aura bougé, m’aura nourri, m’aura fait accomplir ces quelques pas en avant, m’aura fait acquérir de nouvelles compétences, m’aura fait rencontré de nouvelles personnes. Et qu’importe si ce premier rêve s’évanouit, il est vite remplacé par un autre, peut-être un peu plus accessible, peut-être un peu moins fantasmé, peut-être un peu plus à ma portée.

Comme si je nourrissais toujours l’enfant en moi, et que cette petite fille en moi avait besoin de cette nourriture-rêves ou objectifs à atteindre-pour s’épanouir, pour faire que la vie vaille la peine d’être vécue. Et plus, l’on me dit: Non, ce n’est pas pour toi !, plus la petite enfant têtue en moi se dit: Et pourquoi pas ? Je peux essayer. Cela ne me tuera pas d’essayer. Et qu’importe si le temps passe, et que ce rêve est en effet inaccessible, cela ne m’aura pas empêché d’avoir vécu cette expérience, d’avoir tenté ma chance. Pas besoin de grands résultats. Juste la joie de l’accomplissement de ce rêve, le plus loin où j’aurais pu le porter. Et cela jusqu’à mon dernier souffle, en tout cas, je l’espère.

Une amoureuse de la vie en quelque sorte.

 

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Amoureuse

Le monde peut bien aller sens dessus dessous. Quand l’amour vous attrape, ou ce qui y ressemble beaucoup, vous êtes la petite feuille emportée par le vent, soumise aux souffles contraires de ce même vent, tentant vainement de maîtriser un peu les choses, mais ayant bien peu de prise sur elles. Emportée par le courant. Emportée par la vague des sentiments.

Vous retrouvez votre coeur- ce coeur que vous aviez oublié- qui à nouveau bat à cent à l’heure, qui ressent les choses un peu, beaucoup, passionnément, qui dit oui, qui dit non, et qui ne sait pas toujours ce qu’il veut. Dans le ventre du monde, dans la spirale des sentiments, vous essayez vaille que vaille de garder le cap. Ne pas répéter les erreurs passées. Rester clairvoyante. Joli mantra, aussi vite prononcé, aussi vite oublié.

Les années accumulées sont censées vous avoir appris des choses sur vous, des choses sur l’amour, des choses ce qu’il faut faire, et ce qu’il ne faut pas faire. Cela vous a t’il rendu plus sage pour autant ? Pas sûr. Peut-être un peu plus à l’écoute de ce qui se passe en soi, peut-être un peu plus  confiante en la vie aussi. Savoir aussi que même si vous vous fourvoyez, à un moment donné, les choses se remettent en place, et que l’aveuglement n’a qu’un temps, et que la clairvoyance, que vous avez perdue peut vous être rendue par l’objet de votre amour.

Par contre, cela vous empêchera t’il de retenter l’aventure des sentiments ? Cela vous empêchera t’il de replonger dans le chaud bouillon des illusions sentimentales? Pas sûr. Comme si le coeur avait besoin de s’user à aimer, comme si la vie ne valait d’être vécue que pour ça, que pour cette petite chose qui vibre en soi, et qui vous fait passer par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

 

L’amour des chats

379051_4901085933811_80704752_nLes chats et moi, c’est une longue histoire. Histoire d’amour en quelque sorte. Attirance pour cet animal, qui me fascine: sa classe, sa nonchalance, sa souplesse, son poil si doux, son indépendance, son regard, son ronronnement, son miaulement,  son pas, son mystère,  sa reconnaissance, sa fidélité aussi envers la maîtresse-chats que je suis.

Chacun a sa personnalité. Celui-là est joueur, celui-là est craintif le jour, mais un vrai bébé la nuit, celui-là domine, et attention ! Pas touche à sa maîtresse ! Celle-là me suivait jour et nuit. Là où j’étais, elle était. Isis, la belle Isis, petite boule de poils noirs n’est plus, mais quelle boule d’amour elle fut ! Des petits compagnons de vie extraordinaires, dont la possession est parfois un peu contraignante, mais toujours fascinants.

D’où vient l’amour des chats ? Chez moi, cela remonte à l’enfance. Toute petite, j’adorais déjà les chats, je me vois toute petiote sur une photo, des étoiles dans les yeux, avec un gros chat sur les genoux. Il y a comme une sorte de connexion entre moi et cet animal, même avec les chats, qui ne sont pas les miens. Est-ce le fait de bien les connaître, de les respecter et de savoir comment ils fonctionnent ? Est-ce une question de phéromones, d’énergie, de vibration ? Qu’est-ce qui me pousse vers cet animal-là ? Je n’ai pas de réponse à cette question.

Mystérieuse alchimie, mystérieuse connexion entre cet animal et moi. Il n’a pas besoin de faire les ‘pieds’ au mur pour susciter mon intérêt. Il est, tout simplement. Il est. Qu’il se meuve, qu’il dorme, qu’il joue,  qu’il s’étire, qu’il me regarde de sa gueule d’amour, qu’il ronronne, qu’il me colle, qu’il manifeste aussi sa colère, il me fascine, et je ne pourrais plus imaginer ma vie sans chats.

J’aime la noblesse du chat. Même le plus laid, le plus cabossé, un oeil en moins, la queue coupée, le chat a une noblesse qui ne le quitte pas. Il a quelque chose qui lui est propre. J’aime aussi ses yeux insondables. Ses mille expressions. D’un chat à un autre, certains ont des gueules plus expressives que d’autres. Des gueules d’ange, des Caliméros, des Zorros, des Robin des bois, des malins, des duchesses, des Aristochats, des gros matous ou de fines minettes.

Faut t-il être un peu chat pour aimer les chats ? Qui sait ? Je le suis sans doute un peu, pour tant les aimer.